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Couserans, Pays Gascon de la montagne - AriègeLe Couserans et en particulier, Saint-Girons sa capitale qui affiche encore aujourd’hui, fièrement au cœur de la ville, le fameux pavillon provincial avec ses deux lions et ses deux gerbes de blé, revendique son appartenance à la Gascogne historique. Elle partage avec elle une longue tradition, une culture bien affirmée mais également cette langue chantante et imagée marquant bien volontiers ses différences avec sa consœur languedocienne. 

Parmi ses spécificités ce « h » bien enlevé qui se substitue au « f » plus féminin de la langue d’Oc, même si on s’exprime ici dans une variante dite du gascon de la montagne pyrénéenne parlée également chez les voisins du Val d’Aran en Catalogne espagnole.

Entre Pays de Foix languedocien et Comminges haut-garonnais (gascon lui-aussi), le Couserans fait remonter ses origines à la Novempopulanie romaine (« le pays des neuf peuples » dont les Consorans ou Consorani réunis autour de Saint-Lizier) regroupant des territoires situés entre la Garonne et les Pyrénées qui avaient Elusa (l’actuelle Eauze) pour capitale. A la chute de l’Empire romain, ce territoire devint la Vasconie, puis plus tard, la province de Gascogne, la plus grande de l’hexagone.

Du caractère bien trempé hérité des rudes Vascons ou autres valeureux Mousquetaires, les Couserannais ont conservé les qualités et les défauts. On les dit volontiers hâbleurs, fanfarons, frondeurs, querelleurs et ils savent pratiquer les gasconnades… Mais l’écorce se craquelle vite pour laisser s’exprimer un grand cœur qui sait alors se montrer généreux, accueillant, chaleureux, un bon vivant dont on se fait vite un ami fidèle dès lors qu’on a su conquérir et mériter sa confiance.

Le Couserannais a le sentiment très fort d’appartenir au Pays où il est né, voire le pays qui l’a fait, s’il est venu d’ailleurs et a su s’y faire adopter. Ceux qui ont la chance de pouvoir y vivre et y travailler, sont heureux de pouvoir le partager avec ceux qui viennent les visiter. Ceux qui ont dû s’expatrier reviennent avec plaisir dans la maison de leur enfance devenue une des nombreuses résidences secondaires qui se réaniment chaque été mais très souvent aussi, le week-end, au profit des 18 vallées ainsi réactivées.

S’il affiche sa différence et sa singularité, le pays Couserans, petite entité aujourd’hui bien structurée, sait aussi, se montrer solidaire et joue désormais pleinement la complémentarité dans la construction d’une offre touristique enrichie par l’apport de chacun des autres territoires et sites ariégeois pour le plus grand bonheur de ceux qui viennent les savourer. La Collection « Grands Sites Ariège » à laquelle participe Saint-Lizier, en est une belle illustration.

Jean Paul Cazes

Histoire de Pays