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St-Lizier Chapelle de l'asile


L'histoire de la Cité peut être divisée en 3 périodes d'inégales durées :

La civitas gallo romaine

La révolte contre Sylla du gouverneur d'Espagne Sertorius, en 8O avant J.C, entraîna le soulèvement des peuples de Gaule du Sud. Pompée, dépêché pour pacifier la péninsule, fonda à son retour, en 72 avant JC, la cité des Convenae ( Saint-Bertrand de Comminges) et par similitude probablement organisa la Cité des Consorani (dont la situation exacte est encore méconnue aujourd'hui) - par substitution de l'u en l'n ce nom est aujourd'hui devenu celui du pays Couserans.

A la fin du IIIe s., sous Dioclécien et Constantin, le territoire des Consorani formait, avec 8 autres cités, la province de Novempopulanie. A l'image de la Gaule, le Couserans jouissait de la Pax Romana.
C'est, selon certains, au cours du IVe s., en raison de la crainte des invasions, que la Cité se déplaça sur les hauteurs de Saint-Lizier et  où furent érigés les remparts qui se developpent encore sur 740 mètres.
De nombreux vestiges de monuments gallo-romains, réemployés dans les constructions des églises à l'époque médiévale, témoignent de l'importance de la Civitas.

Un Evêché (Ve s. - 1801 )

A partir du Ve s. l'histoire de Saint-Lizier se lit surtout à travers celle des 79 prélats qui se succédèrent sur le siège épiscopal du Couserans.

Jusqu'au XIe s;, faute de documents, cette histoire est assez mal connue.
Toutefois, le premier texte incontestable qui mentionne le diocèse du Couserans date de 506. Il s'agit du procès-verbal du Concile d'Agde auquel assista "Glycerius in Christi nomine episcopus Consoranicae". Ce Glycerius, canonisé, serait saint Lizier et donne son nom à la cité.

La fin du XIe  s. se concrétisa par le début de la construction de la Cathédrale Notre Dame de la Sède et de la Cathédrale Saint-Lizier. Cette dernière fut consacrée en 1117 par Raymond de Durban, Evêque de Barbastro en Aragon.

Saint-Lizier possédant les reliques d'un saint vénéré, fut une étape d'une route de pèlerinage à Compostelle par la voie du Piémont Pyrénéen.
Une confrérie de St Jacques y fut créée en 1533 dont les statuts ont été récemment retrouvés.

L'évêque Hector d'Ossun (1548-1574) fonda, dans le bourg, le premier hôpital et assura ses resources financières.

C'est l'évêque de Marmiesse(évêque de 1654-1680) qui fit agrandir cet hôpital en 1670 et fit édifier le Palais des Evêques.

L'évêque Joseph de Saint-André de Marnays de Vercel administra pendant 28 ans de 1751 à 1779 le diocèse. En 1764, il fit reconstruire en plus grand, l'hôpital existant, L'Hôtel-Dieu et sa Pharmacie.

Le Concordat de 1801 supprima l'évéché du Couserans, et Saint-Lizier perdit ainsi une activité et un prestige vieux de plus de seize siècles. Ce titre épiscopal du Couserans fut rétabli par un décret apostolique du 11 mars 1910, l'évêque de Pamiers devant ajouter à son titre Couserans et Mirepoix.

Un chef-lieu de canton

En contrepartie de la perte de l'évêché, Saint-Lizier espérait devenir chef-lieu de district avec Saint-Girons, les deux villes n'en faisant qu'une, disait-on alors. Déception : le Couserans fut réuni au comté de Foix pour former le département de l'Ariège et la ville de St-Girons fut retenue.

Un rôle culturel

Une activité culturelle s'est developpée dans la Cité de Saint-Lizier grâce à la création de plusieurs associations Amis du Marsan, Festival de Saint-Lizier, Festival d'Art sacré, les Consorani, Héliciel, Chemin de St-Jacques en Ariège, Atouts Arts Ariège, .... elles animent la Cité de concerts, expositions, conférences, festivals...

Ainsi, dans les Pyrénées couserannaises, la cité Licéroise retrouve le rôle d'animatrice de la pensée et des arts qui fut jadis le sien et que la suppression de l'évêché avait assoupi.